L'UNTF se bat contre l'interdiction de circulation qui pèse sur les transporteurs.
La situation en cette fin d'année prend une tournure critique : pour la deuxième semaine consécutive un risque majeur pèse sur tout l’approvisionnement en produits alimentaires. A chaque « alerte vigilance « orange », il pèse sur les transporteurs le risque d’arrêtés d’interdictions de circulation pris trop systématiquement sans discernement.
Ce type de gestion est dramatique à plusieurs titres :
- Nous sommes le 22 décembre en pleine période d'approvisionnement des magasins. Que faire : envoyer des camions sur route avec le risque qu'ils soient bloqués ? Ne pas envoyer des camions et se retrouver en situation de litiges avec les clients ? Ou pire, ne pas envoyer des camions, alors qu'il n'y aura peut-être pas d'interdictions ?
- Les arrêtés sont pris à la dernière minute et portés à la connaissance des acteurs concernés plusieurs heures après. Comment anticiper et assurer un fonctionnement sensé de nos entreprises ? Les entreprises ne savent même plus si les véhicules envoyés à 100 ou 200 kilomètres reviendront.
- Le principe de stockage des véhicules est pris sans discernement : des véhicules sont « stockés » très en amont à des centaines de kilomètres du point de congestion alors même qu’ils ne s’y rendent pas ….. Des autoroutes sont interdites de circulation alors qu’elles sont praticables pour la seule raison qu’il faut « sauver la RN118 »
Ces attitudes font peser une foultitude d'incertitudes juridiques et économiques sur notre secteur. Une enquête menée auprès de plusieurs adhérents de l’UNTF montre que les pertes directes (immobilisation des véhicules et des conducteurs) se situent entre 800 et 1000 euros par jour et par véhicule. En moyenne ce sont entre 10 et 50% de la flotte qui se trouve bloquée à chaque épisode neigeux. La perte se situe donc entre 10 et 15% du chiffre d’affaires du mois de décembre.
Et au-delà du seul transport frigorifique, c’est toute la filière agro-alimentaire qui est menacée : industriels, distributeurs, grossistes. L’Etat doit et devra assumer ses responsabilités, tout comme les transporteurs assumeront les leurs.
Les présidents de l’UNTF et membres du conseil d’administration ont alerté les plus hautes autorités (Ministère des Transports, Services du premier Ministre, Préfectures) sur les conséquences de mesures et hâtives d’interdiction brutales et générales.
22 décembre 2010.