Un mois de décembre catastrophique : 10 millions de pertes pour le transport frigorifique
L’enquête de l’UNTF a porté sur les grands épisodes « neigeux » de la fin 2010 (Fin novembre, 7-8, 16-17 et 22-23 décembre). Elle a permis dégager quelques grands chiffres :
- A chaque épisode, c’est environ 20% de la flotte qui a été immobilisé. Pour les deux derniers épisodes, les principales causes d’immobilisation tiennent aux arrêtés préfectoraux.
- Les durées d’immobilisation ont été de 20 heures en moyenne par véhicule.
- Symbole de la surprotection imposée par le préfet d’Ile de France : 60% des véhicules immobilisés se rendaient ou étaient en Région Parisienne.
- Le préjudice direct subi par chaque véhicule immobilisé, correspondant au coût d’usage du matériel et au coût des heures chauffeurs payées, représente environ 6 millions d’€ pour le transport frigorifique.
- L’immobilisation de ces véhicules a également entraîné une perte de chiffre d’affaires (impossibilité de répondre à la demande de la clientèle), ainsi que des coûts indirects importants (re-livraisons, réacheminement des conducteurs, hausse des heures de conduite et de travail sur le mois, affrètement exceptionnel, etc.) que l’on peut estimer entre 3 et 5 millions d’€.
On peut donc estimer la perte totale subie par les transporteurs frigorifiques aux alentours de 10 millions d’€.
L’action menée par l’UNTF fin décembre a permis d’alerter les pouvoirs publics, les médias et l’opinion sur les travers d’un principe de précaution poussé à l’extrême.
M. Pierre Alain Schmitt, conseiller technique de Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports, s’est entretenu le 7 janvier avec les co-présidents de l’UNTF, Nicolas Olano et Philippe Antoine. « Il a pris acte des conséquences économiques des décisions prises par les autorités, admis certains excès dans la mise en œuvre du principe de précaution et salué le niveau de responsabilité des transporteurs. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette prise de conscience », estiment les deux co-présidents de l’UNTF.
Plusieurs axes de réflexion ont été avancés avec le secrétariat d’Etat : interdiction de circulation mieux ciblées permettant de dégager les grands axes, sensibilisation des préfectures aux contraintes spécifiques des denrées alimentaires, travail sur les équipements des véhicules, etc.
La mise en place de plans spécifiques « transport routier » lors d’intempéries est à l’ordre du jour dans les prochaines semaines. L’UNTF y apportera son concours.
11 janvier 2011.